Appelez
+230 4020110
Actualités
  • #Discovery
  • #Cultural
  • #Dodo
  • #history

Le dodo mauricien

June 19 2018

Que ce soit dans les marchés locaux ou les boutiques — même à l’aéroport —, le dodo (en peluche, en bois ou en porcelaine, sur les tee-shirts, sur les sacs, sur les paréos, sur les timbres…) jouit d’une présence dominante à l’ile Maurice. Animal emblématique, le dodo qui peuplait autrefois l’ile Maurice, figure sur les armoiries du pays. Cet oiseau mythique, maintenant exterminé, fascine tant les touristes que les Mauriciens. Mais qui était le dodo et comment a-t-il disparu ?

Le dodo : descendant du pigeon

Selon les archives, le dodo qui existait quelque 300 ans auparavant serait un lointain cousin du pigeon et de la colombe. Les chercheurs ont avancé qu’à l’époque du pléistocène, un troupeau de pigeon se serait perdu et aurait atterri dans l’océan Indien plus précisément à l’ile Maurice. Loin de tous prédateurs, les pigeons se seraient multipliés et auraient évolué pendant des centaines et des milliers d’années pour se transformer en cet oiseau qu’on surnomme le dodo. De par sa forte corpulence et ses ailes courtes, le dodo ne pouvait guère voler. Il vivait librement sur le sol des forêts denses tropicales et se nourrissait de fruits tombés des arbres. Il possédait des détails physiques particuliers avec environ 1 m de haut, un poids de 23 kg, un bec recourbé et des plumes grises et douces.

Le dodo : oiseau endémique de l’ile Maurice
 

Dodo

 

Auparavant sauvage, l’ile Maurice fut un paradis pour le dodo jusqu’à l’arrivée des premiers visiteurs — les Hollandais — en 1598. Quelque 75 ans plus tard, on ne retrouva aucun signe de l’oiseau sur l’ile. L’année exacte de son extinction est confuse, certains attestent qu’il s’agit de 1662 et d’autres de 1681. 
N’ayant aucune expérience des prédateurs, le dodo était une créature passive et amicale. Ainsi, lorsque les Hollandais débarquèrent sur l’ile, il les approcha sans crainte, ce qui en fait une proie facile. Les rats, les chiens, les cochons sauvages, les singes, les cyclones, les pénuries alimentaires furent également une menace pour l’espèce.

 

Le dodo : oiseau non volant

 

Dodo



Le dodo qui ressemblait à la dinde ne pouvait guère voler. Bien que les oiseaux ont tous des ailes et que la plupart sont adaptés au vol, certains sont des non volant et d’autres volent uniquement au ras du sol : l’autruche, le manchot, le poulet entre autres. Le dodo — tout comme les quarantaines autres espèces non volantes — descendait d’un ancêtre volant (membre de la famille éloignée des pigeons), mais ayant atterri sur une terre paradisiaque avec des forêts denses, de la nourriture en abondance et loin de tous prédateurs, il avait perdu toute aptitude à voler. 

Le dodo serait monogame
 

Dodo

 

On raconte que les dodos étaient des oiseaux monogames qui restaient ensemble pour la vie et qu’ils étaient probablement des parents dévoués. Contrairement à la plupart des oiseaux, la femelle pondait un seul œuf. Loin des prédateurs en tout genre, ils se multipliaient librement. Mais, l’arrivée des Hollandais, des rats, des cochons, des chiens, des singes, ainsi que le fait qu’ils nichaient à même le sol et ne pouvaient pas voler, faisaient d’eux des proies faciles. 

Sa chair n’était pas particulièrement bonne
 

Dodo

 

Même si le dodo fut l’une des principales sources de nourriture, on rapporte qu’il était répugnant. À l’époque, ils le cuisinaient d’ailleurs souvent avec de la mangue pour masquer le mauvais goût. Ce n’est que par manque de nourriture que les Hollandais les chassaient en grand nombre, provoquant ainsi leur extinction.
 
Le pigeon de Nicobar, plus proche parent vivant du dodo
 

Nicobar Pigeon : Dodo

 

Selon les analyses des rares reliques du dodo, les scientifiques ont classé l’oiseau dans la famille des columbiformes, constituée principalement de pigeons en tout genre. Ainsi, son plus proche parent toujours vivant est le pigeon de Nicobar, un oiseau volant, multicolore et plus petit que le dodo, qui réside dans le Pacifique Sud. 

Selon la reconstitution de la morphologie du dodo, il s’apparente davantage à une autre espèce d’oiseaux qui a également disparu : le solitaire de Rodrigues. Leur territoire étant également envahi par l’homme, ces oiseaux ont connu le même sort fatidique que le dodo et ont disparu vers la fin du 16e siècle.  

Ses oiseaux portaient des noms différents

Avant de frôler le seuil de l’extinction, le dodo a été appelé de plusieurs façons, ce qui en a causé des confusions. Il fut d’abord appelé Waldovogel (qui se traduit « wallowbird » en néerlandais). Certains Portugais l’appelaient même pingouin ou peut-être pinion qui signifie petites ailes. L’étymologie du mot dodo est incertaine, mais il pourrait provenir du néerlandais dadoor qui signifie paresseux et du portugais doudo qui signifie idiot. Ils sont plusieurs à penser que le dodo était un animal stupide — peut-être parce qu’il accueillit les visiteurs avec naïveté — mais selon les chercheurs, ils étaient aussi intelligents que leur cousin le pigeon. 

Le dodo cité dans Alice au pays des merveilles et dans la saga Harry Potter
 

Dodo

 

Bien que le dodo soit un oiseau endémique d’une petite ile de l’océan Indien, il a été un personnage fictif figurant dans Alice aux pays des merveilles et la sage Harry Potter. On dit que dans Alice au pays des merveilles, l’auteur s’incarne dans le personnage du dodo. Lewis Caroll’s, dont le vrai nom est Charles Lutwidge Dodgson, aurait choisi cet oiseau particulier pour se représenter à cause de son bégaiement (Do-do-Dodgson). Dans la saga Harry Potter, le dodo (sous le nom de Dirico, Diricawl en anglais), est l’un des rares animaux fantastiques connus par les Moldus. Il est un oiseau grassouillet, craintif et non volant. Ignorant sa capacité de se téléporter en cas de danger, les Moldus ont considéré le dodo comme une espèce éteinte. 

Uniquement des fossiles et quelques fragments de son anatomie existent

 

Dodo



Au cours de sa brève existence, le dodo a même voyagé jusqu’en Hollande et en Angleterre. Les Hollandais et les Portugais les ont amenés avec eux lors de leur voyage. Mais comme il était voué à l’extinction, il n’a survécu dans aucun de ces deux pays. Aujourd’hui, les restes de l’oiseau retrouvés en Angleterre (sa tête et sa patte) sont exposés dans le musée d’histoire naturelle de Londres. Quelques musées à travers le monde (la France, le Canada, l’Afrique du Sud, les Etats-Unis, le Japon, l’Allemagne…) possèdent également des ossements et des squelettes partiels ou complets du dodo (reconstitués en mêlant les os des autres oiseaux). Mais c’est à l’ile Maurice que l’on retrouve le squelette le plus complet du dodo. Découvert par Louis Etienne Thirioux (naturaliste curieux), il est exposé aux côtés des vestiges osseux et dessins du dodo au musée de l’histoire naturelle à Port-Louis. 

Si vous avez envie de découvrir le dodo et d’être au plus près de son habitat naturel, une visite au musée de Port-Louis, un tour dans les endroits exotiques et verdoyants ainsi qu’une balade sur les belles plages de l’ile s’impose. 
Vous êtes à la recherche d’un hébergement pour vos vacances à l’ile Maurice ? Optez pour l’un des hôtels de luxe du groupe Sun Resorts. Avec leurs mets exquis, leurs accueils chaleureux et leur emplacement de choix, ces hôtels vous garantissent des vacances inoubliables. 

Actualités liées